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Four à mescal-2010-Procédé Van Dyck
Post-face à Eudiz et le mole de toujours
Une tentative d’évoquer l’innocence enfantine et la persistance des traditions comme support à l’élévation. J’ai certes dû aller au bout du monde pour en trouver de vivantes, d’exprimées, d’assumées mais cela aurait pu au fond se passer dans n’importe quel coins de France, de Navarre.
La transmission se veut le sujet principal.
Un éveil à la complexité de l’existence.
Au combat entre utilitarisme et gratuité qui est le sel même de la vie.
L’exotisme comme passeur tolérable !
Sans peur, sans reproche !
Certes de l’alcool à 55 degrés mais c’est qu’un support un prétexte et encore je n’ai pas évoqué les tireurs à l’arme automatique dans les montagnes.
On trouve désormais chez les cavistes des bouteilles de Mescal de qualité à 45 € !!!
Et la nouvelle génération de mexicain valorise leur produit au mieux, belles bouteilles, étiquettes dessinées, quand il y a 20 ans, le mescal était envoyé en vrac dans des bidons de plastique de récupération sur la côte pour élaborer des cocktails sucrés, dans les bars à touristes.
Alors comment appréhender le goût du mescal si l’on n’en a jamais bu ?
Il y a à mon sens autant de différence entre l’Armagnac et le Cognac, qu’entre le Tequila et le Mescal.
Industrie contre artisanat …
Le Tequila utilise des fours auto-claves quand le mescal utilise ce four archaïque.
Mais le résultat est incomparable !
Comme tout les alcools simples, le tequila a besoin de passage dans le bois des fûts pour s’affiner se complexifier. Reposado, ( un an ) Anejo ( 3 ans et plus ...)
Fûts de Porto, Sauternes, ( château Yquem pour les plus riches !! ) Whisky, pins, chênes neufs pour obtenir les arômes flatteurs de cacao, vanille, raisins secs, café, pruneaux ...
Séduisants au départ mais à la longue écœurant comme les vapotes goyave-framboises du bar-tabac du coin !!!
Le mescal par la grâce de cette cuisson longue, au plus prêt du feu, possède une rondeur et une richesse, une complexité d’arômes extraordinaires, entre le vert de la plante, les sucres cuits , les arômes fumées, laissant exprimer le terroir et les variétés de plantes !
Et consommable à 55 degrés comme si c’était de l’eau !
Ou presque !