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Epitaphe Tirage Gomme bichcromatée
Comment expliquer rapidement la technique de la photos a la gomme arabique ?
Comme la plupart des techniques historiques, les tirages se font
par contact : le négatif doit être de la même taille que la taille souhaitée
de l’image. Il n'y a pas d'agrandisseur ce qui limite la taille des tirages.
L’émulsion, mélange de gomme d’acacia, de pigments minéraux et de
sensibilisateur ( bichromate de potassium ) est épandue sur du papier,
( préalablement rétréci à l’eau
chaude, recouvert de gélatine porcine puis tannée et humidifié ) en
couches fines avec un large pinceau japonais à poil de chèvre.
Après séchage, le
négatif est pressé contre la feuille et exposé aux rayons ultraviolets
(soleil direct ou par insoleuse ), entre 4 et 12 minutes (ce sont mes
durées d'exposition cela peut être beaucoup plus selon la source d'U.V,
rarement moins ).
Enfin, la feuille est plongée dans un bain d'eau tiède puis froide.
Sur les parties non exposées aux U.V, l’émulsion se détache du support,
quand, dans les surfaces insolées, elle se durcit, faisant apparaître .
l’image au bout d'une quarantaine de minutes.
L’opération est répétée, après séchage et humidification, avec une autre
couleur et un autre négatif de séparation jusqu’à obtention de l’effet
désiré...
Je me suis intéressé aux techniques photographiques historiques,
comme beaucoup d'autres, au moment où la technique qui incarnait la
photographie depuis presque un siècle, était en passe de devenir une
technique historique parmi d'autres, autour de 2004…
Le déclin a débuté avant, mais quand les téléphones ont
commencé à prendre des photos cela s'est mis a sentir vraiment le sapin
pour l’argentique... en tout cas comme médium populaire et sans intentions artistiques.
( Aujourd'hui l’utilisation de l’argentique perdure par ses qualités propres et par le souhait des jeunes générations qui veulent découvrir une photographie « physique ». )
Il semblait donc opportun, tel un virus opportun qui s’en prendrait à
corps affaibli, d'aborder, pour ne pas dire attaquer, la photo sous cet angle
technico-historique.
J’aimais bien l'idée utiliser les mêmes techniques que les photographes
pictorialistes. Ils ont été passablement méprisés, (notamment pour avoir
négligé l’aspect social-réaliste de la photographie ) et récupérer une part
de ce mépris ne me déplaisait pas.
Mais c'est surtout de ne plus dépendre de l’industrie qui fait l’intérêt des
techniques historiques. .
Non pas du tout !
D’abord parce que faire ses photos soi-même est très loin d’être dans
l’esprit" décroissant puisque les décroissants préconisent de sous-traiter le plus possible .
Par exemple ne plus avoir de congélateur mais acheter ses glaçons et
crèmes glacées chez le marchand( dit coin, cela va de soi )
Ensuite c’est quand même grâce aux industriels que ces photos existent,
Epson, Kodak, Fuji, Canson, Lefranc-Bourgeois, et même Intel !
Mais en variant les sources et les filières, on reste moins dépendant.
On ne se retrouve pas dépourvu quand une référence est abandonnée,
comme ceux qui ont dé remplir leur frigo de film SX70 quand Polaroid en
a arrêté la production ! ( Une société a racheté les brevets et ateliers, le film est de nouveau disponible )
Non, si on doit se placer dans une perspective, c'est dans une perspective
survivaliste.
En cas de catastrophe, au milieu du désastre, comment fait-on pour
continuer a produire des images ?
Les techniques historiques offrent toute une palette de solutions...
De même en cas d'interdiction des images.
En extrapolant beaucoup, ma réponse est oui.
Je pense qu'une interdiction a titre personnel et privé est à envisager.
Perdureraient de grandes manifestations de type cirque, festival,
journée, nuit...
Mais la production privée d’images, elle, serait prohibée.
En tout cas encadrée et réglementée.
Je sais que cela parait absurde, quand aujourd'hui par le biais d’internet
tout le monde peut être, et producteur et diffuseur d’images.
Mais justement !
( Cette notion d'encadrement, limitation semble celle choisie 2026 loi de chat control, )
Et il suffit d’essayer d'envisager ce qui pointe derrière les regards de
haine que lancent certains piétons à l’égard des voitures automobiles
qu’ils croisent, pour comprendre que ce n'est pas si absurde !
( regard de haine qui n’a cessé de croître et s’intensifier avec l’augmentation du nombre de pistes cyclables avec les vélos et ...trotinettes )
Ce qui pointe c’est une forme d’animisme, ce qu’ils haïssent ce n'est pas
tant l’automobiliste et ce qu'il peut faire mais l’objet même, objet
magique et maléfique, dont ils ont peur sui generi et dont ils souhaitent
la disparition.
On peut même considérer que cela a déjà commencé, avec les nombres !
Les nombres ?
En Europe, en 2009, il est interdit d’arborer certains nombres dans
certains lieux
Plus précisément, deux footballeurs professionnels de deux
championnats de pays européens se sont vu interdire de porter les
numéros qu'ils s étaient choisis, le 69 et le 88.
Évidement c’est anecdotique et ce sont des employeurs et non des
instances étatiques qui sont à l’origine de l’interdiction.
Mais il a été sérieusement considéré qu'exhiber ces deux nombres
dans un stade constituait une menace à l’ordre public...
Pour stupides que fussent les motivations des deux footballeurs,
il reste que la réaction de ces dirigeants laisse
augurer un “durcissement de la législation sur l'utilisation des
nombres subversifs, indécents et offensants”.
On interdit un nombre, une couleur, puis la représentation d'un
barbu, et enfin la représentation tout court.
( la liste est trop longue et dramatique)
Et c’est la que les "alternative photography” prennent leur en permettant
de faire des photos avec tout et n'importe quoi .
Alors science-fiction plus que nostalgie ?
Anticipation me parait plus juste ici, mais il y a de cela.
Et on peut parler de science-fiction si nous imaginons un instant que
ces photos soient issues de ce qu’aurait pu être la photographie si un
Lyssenko en avait eu la destin de en main, de la place de l’industrie
allemande et japonaise
Photos uchroniques ou d'anticipation à vous de voir!